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<title>live - Yaka Fokon Grand Soir</title>
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<language>fr</language><item>
<title>Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l’occasion de la manifestation du 1er mai à Paris, le 1er mai 2026.</title>
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<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 15:15:58 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<p>"Nous sommes aujourd'hui à moins d'un an du deuxième tour de l'élection présidentielle de 2027. Et nous sommes prêts !", lance Jean-Luc Mélenchon, sous le soleil de la place de la République, lors de la manifestation parisienne du 1er-Mai. "Dans moins d'un an, zou, on y va ! Zou, les chaussures de marche ! Zou, les stylos pour le porte-à-porte !", ajoute l'Insoumis, dont la candidature pourrait être officialisée dès dimanche 3 mai par La France insoumise.</p> <p>Dans la foule, Sophie écoute avec attention. Elle estime que le temps est venu pour une quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. "C'est le bon moment, il faut y aller, réagit l'Insoumise de longue date. On a un an, là, on peut commencer. Je suis impatiente qu'il se lance vraiment, parce qu'il a toutes ses chances pour gagner. LFI est le seul parti qui a un vrai programme novateur, un vrai programme de rupture."</p> <p>Des militants LFI inquiets des divisions à gauche<br>Le nom de Jean-Luc Mélenchon est le seul à émerger pour la présidentielle. La France insoumise est donc critiquée pour son manque de démocratie interne, même si LFI se vante de former des cadres, des députés pour prendre la relève de son chef de 74 ans. Mais cette fois encore, sauf énorme surprise, ce sera Jean-Luc Mélenchon. Une décision logique pour Patrick, un militant LFI : "Il n'y a que lui qui a ce pouvoir d'attraction auprès des gens qui s'intéressent ne serait-ce qu'un peu à la politique."</p> <blockquote>"Vous parlez de n'importe qui d'autre, certains se demandent de qui il s'agit. Mélenchon, ils ne se posent pas la question, il est connu par tout le monde !" <i>Patrick, militant LFI</i></blockquote> <p>Jean-Luc Mélenchon va rejoindre la très longue liste des candidats de gauche pour 2027 et il est le mieux placé dans les sondages pour le moment. Cette multitude de prétendants agace Jacques : "LFI et les autres partis ne s'entendent pas et je m'inquiète pour la présidentielle de 2027." Selon lui, la dispersion des voix de la gauche est la meilleure manière de garantir la victoire du RN l'an prochain.</p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>L’Apocalypse, c’est maintenant</title>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 20:07:18 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Fin juin, la France a étouffé sous une chaleur écrasante. Dans les hôpitaux, les EHPAD et les écoles, la même réalité s’est imposée : quand les températures explosent, les plus fragiles sont laissés seuls face à la fournaise.</p> <figure class="image"><img src="https://yaka-fokon-grand-soir.fr/uploads/posts/2026-07/france-heat-2026.jpg" alt="" style="display:block;margin-left:auto;margin-right:auto;" role="presentation"> <figcaption>La France traverse un épisode de chaleur extrême en cette fin juin 2026. Sarah Meyssonnier / REUTERS</figcaption> </figure> <p>Pas de climatisation. Pas de volets pour arrêter le soleil. Pour Catherine, hospitalisée dix jours dans l’Essonne, cette vague de chaleur a viré au supplice.</p> <p>« La température dans la chambre est montée jusqu’à 33°C. J’ai dit aux soignants que je n’en pouvais plus. Mais eux aussi étaient à bout. »</p> <p>Les images qui ont circulé dans tout le pays racontent mieux que n’importe quel discours la situation des hôpitaux publics : des couvertures de survie accrochées aux fenêtres, des draps trempés pour tenter de rafraîchir les pièces, des équipes contraintes d’inventer des solutions de fortune.</p> <p>À Lannion, en Bretagne, comme à Vierzon, dans le Cher, les soignants ont transformé les fenêtres en écrans improvisés pour repousser les rayons du soleil et empêcher les chambres de devenir des fours.</p> <p>À Tours, dans le service pédiatrique, il a fallu faire la même chose pour protéger les enfants.</p> <p>« On ne respirait plus dans le bâtiment. La température montait jusqu’à 40 ou 42 degrés. Il n’y a pas de climatisation dans les chambres. Quelques ventilateurs, oui, mais pas partout », raconte une infirmière, militante du syndicat SUD, au micro de France Info.</p> <p>À l’hôpital Lariboisière, à Paris, une femme a donné naissance en pleine canicule. Après l’accouchement, elle s’est retrouvée dans une chambre où le thermomètre affichait 42°C.</p> <p>« On m’a donné un ventilateur qui soufflait de l’air chaud. J’ai fini par apporter mon propre climatiseur pour protéger mon bébé et moi-même. »</p> <p>Le témoignage le plus révoltant vient peut-être du sud du pays. Samu-Urgences de France rapporte qu’une patiente est morte dans sa chambre, victime d’une chaleur insupportable, dans un établissement qui ne disposait d’aucun système de climatisation.</p> <figure class="image"><img src="https://yaka-fokon-grand-soir.fr/uploads/posts/2026-06/france-heat-2026-2.jpg" alt="" style="display:block;margin-left:auto;margin-right:auto;" width="100%" role="presentation"> <figcaption>Devant les urgences d'un hôpital à Bordeaux, le 23 juin 2026. AFP - PHILIPPE LOPEZ</figcaption> </figure> <h2>Les Français paient les choix du pouvoir</h2> <p>Les médecins le répètent : la canicule n’a rien créé. Elle a seulement soulevé le rideau.</p> <p>Derrière, on retrouve les mêmes problèmes qu’hier : des équipes épuisées, des urgences débordées, des bâtiments construits pour le climat du siècle dernier et des investissements sans cesse repoussés.</p> <p>Sur CNews, le docteur William Berrebbi s’est indigné d’un chiffre devenu emblématique : 1,4 milliard d’euros pour nettoyer la Seine avant les Jeux olympiques de Paris, alors que seuls 13 à 20 % des EHPAD publics disposent aujourd’hui d’une climatisation.</p> <p>Dans les écoles, le spectacle n’est guère plus rassurant.</p> <p>En pleine période d’examens, des élèves ont passé leurs journées dans des salles où la température atteignait parfois 35 ou 40 degrés. Maux de tête, nausées, malaises : apprendre devient impossible quand l’air lui-même semble brûler.</p> <p>Selon l’Ademe, seulement 7 % des surfaces des établissements scolaires français sont climatisées. Près d’un tiers des écoles ne sont tout simplement pas adaptées aux phénomènes climatiques extrêmes.</p> <p>En 2023, Emmanuel Macron promettait la rénovation de 40 000 établissements. Deux ans plus tard, environ 2 300 écoles seulement ont été modernisées. Moins de 6 % du programme annoncé.</p> <p>Marion Maréchal, députée européenne et présidente d’Identité et Libertés, résume le débat à sa manière :</p> <p>« Il faut 3 milliards d’euros pour équiper toutes les écoles et tous les hôpitaux français en climatisation. C’est l’équivalent du budget annuel de l’Ademe. Qu’est-ce qui protège le mieux les Français : une agence ou un million de climatiseurs ? »</p> <p>Jean-Luc Mélenchon avance une autre lecture. Depuis des années, explique-t-il, les gouvernements demandent toujours plus à l’hôpital public et aux services collectifs tout en leur donnant toujours moins de moyens. Quand la crise arrive, ce sont les infirmières qui bricolent des protections aux fenêtres, les familles qui apportent leurs propres équipements et les citoyens qui paient la facture.</p> <h2>La France brûle, le pouvoir se félicite</h2> <p>La vague de chaleur actuelle constitue l’une des plus graves catastrophes sanitaires qu’ait connues le pays ces dernières années.</p> <p>Reuters évoque près d’un millier de décès supplémentaires. À Paris, selon les données du SAMU, 109 morts ont été enregistrées pour la seule journée du 26 juin, soit plus de quinze fois la mortalité observée habituellement à cette période.</p> <p>Les personnes âgées restent les premières victimes. Mais les médecins voient désormais arriver des patients beaucoup plus jeunes, parfois en excellente condition physique, frappés eux aussi par des formes sévères liées à la chaleur.</p> <p>Pendant ce temps, Emmanuel Macron affirme : « Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique, mais pas à un pic inédit, sans équivalent en Europe. »</p> <p>Cette déclaration a suscité la colère de nombreux Français.</p> <p>Car les alertes existent depuis longtemps. Les rapports existent depuis longtemps. Les promesses aussi.</p> <p>Quand une mère doit apporter son propre climatiseur à la maternité, quand des infirmières suspendent des couvertures de survie aux fenêtres pour sauver un peu de fraîcheur, beaucoup refusent encore d’entendre qu’il s’agit d’un événement impossible à prévoir.</p> <p>Pour eux, le problème n’est pas la surprise. Le problème, c’est qu’on savait, et qu’on n’a pas agi.</p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Vu d&#039;Europe : &quot;la France des ventilateurs contre la France des climatiseurs&quot;, quand la canicule fait aussi grimper la température du débat politique</title>
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<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 13:16:11 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<p>La prochaine élection présidentielle aura lieu au milieu du printemps 2027. Pas de risque de canicule, a priori. Mais la question des fortes chaleurs peut-elle quand même enfiévrer les débats de la campagne ? "Ce sera la France des ventilateurs contre la France des climatiseurs", pronostique un ministre du gouvernement, issu du parti politique Les Républicains (LR), qui imagine l'apparition d'un clivage politique sur les questions d'écologie, et notamment sur les répercussions de l'usage de la climatisation. Avec ce présupposé : la gauche y serait hostile, à commencer par les écologistes, et la droite plutôt favorable.</p> <p><img class="xfieldimage poster" src="https://yaka-fokon-grand-soir.fr/uploads/posts/2026-06/818f2a56592f411f676a3aaf5577a508_jpg.webp" alt=""></p> <div><header> <div> <div> <p><i>© ISABELLE SOURIMENT / HANS LUCAS / AFP / Un climatiseur sur la façade d'une maison à Gimont (Gers), lors d'une précédente canicule, le 4 juillet 2025.</i></p> </div> </div> </header></div> <p>En réaction à la vague de chaleur qui doit durer jusqu'à la fin de cette semaine, l'extrême droite s'est emparée de ce sujet brûlant. Le groupe UDR ("Union des droites pour la République", ndlr) a annoncé récemment déposer une proposition de loi pour rendre obligatoire la climatisation dans les écoles et les Ehpad. "Choisissons la modernité et la sécurité des plus fragiles !", écrit le parti sur les réseaux sociaux.</p> <p>Son allié le Rassemblement national (RN) a aussi fait remonter cette préoccupation plus haut sur la pile de ses dossiers. "Si je suis élue à l'élection présidentielle, je mettrai en place un plan massif de climatisation", a réaffirmé Marine Le Pen, en visite au salon parisien VivaTech, consacré à l'innovation technologique. Elle affirme vouloir cibler, en priorité, "les espaces où il y a les gens les plus vulnérables, les hôpitaux, les Ehpad, les écoles". "C'est une question de santé publique", défend-t-elle.</p> <p>Sur cette question, le parti d'extrême droite se présente comme défenseur du bon sens face au dogmatisme de ses adversaires politiques. "Je sais bien que cela ne plaît pas aux écologistes, qui préfèrent installer des moulins à vent, des éoliennes dans les champs", ironise le député et porte-parole du Rassemblement national Laurent Jacobelli, invité de franceinfo en début de semaine. "Mais si nous sommes logiques, faisons confiance à notre énergie nucléaire, peu coûteuse, qui permettra d'alimenter nos climatiseurs." "Il n'est pas étonnant que le RN s'empare de ce sujet. Il tire son fil rouge, contre une écologie 'punitive'", décrypte Ariane Ahmadi, présidente de Kerman Consulting et conseillère en communication politique, qui juge cet argumentaire "populaire".</p> <p>Cette canicule a aussi le double avantage de permettre au parti de Jordan Bardella d'attaquer le gouvernement sur son impréparation tout en se présentant comme sensible à la question du réchauffement. "Le RN cherche à faire oublier le déni climatique dans lequel il se complaît depuis des années", estime Agnès Pannier-Runacher, députée Ensemble pour la République et ancienne ministre de la Transition écologique. "Et maintenant que la température a franchi 30°C, Marine Le Pen sonne l'alarme avec une mesure gadget dont la mise en œuvre ferait exploser la facture énergétique des plus pauvres." La climatisation ne faisait pas partie des 11 points du programme pour l'environnement défendu par celle-ci lors de la présidentielle de 2022. Mais en juillet 2025, lors d'un précédent épisode de chaleur, le RN et l'UDR avaient déjà réclamé ce plan massif de climatisation.</p> <h2>"Je comprends que parler de climatisation soit porteur"</h2> <p>Jean-Luc Mélenchon a aussitôt réagi aux propos de Marine Le Pen auprès de franceinfo, depuis le même salon VivaTech, vendredi. "Il ne faut surtout pas faire ça. Climatiser partout, ça veut dire augmenter les dégâts", a répondu le candidat de La France insoumise à la présidentielle. "Allez mettre de la 'clim' partout, vous allez voir le résultat. Moi, je ne mets pas mon gosse, ou ma petite-fille, ou mon arrière-petite-fille, là où c'est de la clim du matin au soir", a-t-il poursuivi, préférant agir sur l'isolation des bâtiments.</p> <p>Une position traditionnellement partagée par les partis de gauche, qui considèrent la climatisation comme plutôt néfaste pour l'environnement. L'Agence de la transition écologique (Ademe) rappelle que ce système de refroidissement rejette 4,4 millions de tonnes de CO2 annuellement en France, soit près de 5% des émissions du secteur du bâtiment. Les chercheurs, notamment du CNRS, pointent aussi le problème du rejet de la chaleur vers l'extérieur des bâtiments, qui fait grimper la température dans les rues en ville.</p> <p>Pour autant, les Ecologistes s'attachent à nuancer leur discours sur la question depuis le début de cette vague de chaleur. Certes, leur leader Marine Tondelier fustige <i>"des décennies d'inaction, de déni climatique et de la fabrique du doute"</i> et met en avant sa proposition d'instaurer <a href="https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/canicule-trois-questions-sur-le-conge-climatique-propose-par-marine-tondelier-et-deja-deploye-en-espagne_8073881.html" target="_blank" rel="noopener external">un congé climatique de cinq jours par an</a>. Mais elle a aussi assuré, samedi sur LCI, que <i>"la climatisation n'était ni un tabou, ni une solution à tout"</i>. Elle envisage elle aussi la possibilité d'équiper les hôpitaux et les écoles. <i>"On n'a jamais été par principe contre la climatisation. Cela dépend des situations"</i>, abonde Léa Balage El Mariky, députée écologiste de Paris.</p> <p>Pour elle, les promesses sur la climatisation, portées par <i>"une vision court-termiste"</i>, occultent les sujets essentiels : <i>"Je comprends que ce soit porteur, alors que tout le monde ne rêve que d'avoir un peu de fraîcheur sur son visage, mais ça occulte tous les débats sur la végétalisation, la 'débitumisation' et autres investissements pérennes."</i></p> <h2>"Le débat n'est pas d'être pour ou contre"</h2> <p>Entre ces deux positions, les partis du bloc central revendiquent une forme de pragmatisme. "La climatisation n'est pas pire que le mal", juge l'ancien ministre de l'Economie Bruno Le Maire, invité de franceinfo lundi. "J'aimerais vraiment qu'en France nous puissions tous collectivement nous épargner ces débats idéologiques et que nous apprenions à regarder la réalité en face."</p> <p>"Il faut privilégier les solutions passives et, évidemment, le cas échéant, pour les publics les plus fragiles, pouvoir développer la climatisation", explique, plus prudent, l'actuel ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, au micro de la radio RMC. "Le débat n'est pas d'être pour ou contre. Il serait absurde de s'opposer à la clim par principe et dogmatisme, mais ça ne peut pas être l'alpha et l'oméga de l'adaptation au changement climatique."</p> <p>La députée Agnès Pannier-Runacher rappelle que le gouvernement a adopté un Plan national d'adaptation au changement climatique en 2025, qui traite un éventail bien plus vaste de problématiques. "Ce débat n'est pas du tout au bon niveau. Bien sûr qu'il faut développer la climatisation, mais réduire le dérèglement climatique à cela témoigne d'un mépris profond pour ce sujet et pour la protection des Français face à ce défi", tacle-t-elle.</p> <p>"Difficile de refuser aux gens qui vivent dans les passoires thermiques l'utilisation de climatisation", résume la communicante Ariane Ahmadi, pour qui cette question est aussi un sujet de consommation, et illustre la façon dont celle-ci est devenue "très politique" : "C'est comme prendre l'avion ou pas, utiliser sa voiture ou son vélo, s'habiller avec de la fast-fashion ou non... Dis-moi ce que tu achètes, je te dirai quel citoyen tu es."</p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Eric Coquerel: Il y a les bla bla et les faits...</title>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 20:49:24 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<p>🥵🥵Il y a les bla bla et les faits : la France a quasi le bonnet d’âne coté augmentation de la température dans les logements !!! Selon Eurostat entre 2017 et 2025, la France est 2ème d’Europe de la dégradation de la température dans les logements : +6,6 points, c’est-à-dire X2 en passant de 4,9% à 11,5% de la population qui souffre d’une température inadéquate. ↗️L’aggravation en France est presque inédite en Europe. 🌡 Pourquoi cette dégradation est-elle 3 à 4 fois plus grave chez nous que chez nos voisins allemands, danois, luxembourgeois ou autrichiens ? 🌡 Pourquoi dans des pays comparables comme la Belgique la situation s’améliore même, alors que chez nous elle empire ? 🌡 Concernant la population en dessous du seuil de pauvreté, maintenant en France 23,5% souffre du chaud en été et du froid en hiver. C’est pire que presque tous nos voisins d’Europe de l’Ouest. Pourquoi ? ↗️Cette aggravation est inédite dans notre histoire récente. Concernant la population générale, en France on stagnait entre 5 et 6% de la population au cours des quinquennats avant Macron. Le doublement sous la décennie Macron est donc un retournement historique (11,5% en 2025). Non @MathieuMlefevre : on ne peut pas avoir un ""débat dépolitisé sur ce sujet"" ; non, ça ne fait pas ""9 ans qu'on se prépare"". @SebLecornu @EmmanuelMacron allez-vous nous dire qu'il faut boire de l'eau et mettre une couverture de survie sur la fenêtre ?</p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Face à la canicule, le nébuleux « plan climatisation » du RN</title>
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<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 17:30:07 +0000</pubDate>
<category>index</category>

<content:encoded><![CDATA[<p>Le Rassemblement national (RN) invoque aujourd’hui les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). L’acronyme n’avait pourtant, jusqu’alors, suscité que mépris, moqueries et indifférence de la part des élus lepénistes. « Le GIEC est une catastrophe pour le moral déjà très bas des Français », alertait fin 2023 la députée Katiana Levavasseur, quand son voisin d’hémicycle Hervé de Lépinau tançait des « propagandistes [qui] ont un côté effrayant ». « Il faut savoir dire en politique qu’on n’a pas été clairs et qu’on a même dit des bêtises », a platement reconnu dimanche 21 juin sur France Inter Thomas Ménagé, porte-parole des parlementaires d’extrême droite, trois ans après avoir lui-même considéré que « si on sui[vait] bêtement les données du GIEC, on risqu[ait] de contrevenir à la qualité de vie des Français ».</p> <p><img class="xfieldimage poster" src="https://yaka-fokon-grand-soir.fr/uploads/posts/2026-06/cf37de0_upload-1-ytv1j5upvajr-jmug260609050.jpg" alt=""></p> <p>La révolution sémantique du RN relève cependant moins de la conversion scientifique que de l’opportunisme politique. Si le parti présidé par Jordan Bardella, après des années de déni, relaie enfin les inlassables constats des experts sur la nature et l’ampleur du réchauffement climatique, c’est principalement pour dénoncer l’impréparation de l’exécutif et de l’Etat face au nouvel épisode de canicule subi par la France. « Le gouvernement est là pour impulser une direction, prendre une décision – oui ou non, à la climatisation – (…) et impulser la mise en œuvre de cette décision, y compris au travers des collectivités, mais d’abord au travers des secteurs dont ils ont la responsabilité. Ce n’est pas plus que ça qu’on leur demande », a sermonné vendredi 19 juin Marine Le Pen, en visite au salon Vivatech. <br>Face aux températures records enregistrées en mai et juin dans le pays, la députée du Pas-de-Calais dit détenir la solution : un « grand plan d’équipement pour la climatisation », évoqué pour la première fois, et sans plus de détails, le 30 juin 2025 sur X. Jamais depuis le parti n’avait concrètement présenté ou chiffré le dispositif, tout en déplorant l’inconséquence de ceux – politiques ou scientifiques – qui douteraient de l’efficacité ou de la soutenabilité de leur obscur projet.</p> <p>La bascule de dizaines de départements en vigilance rouge a imposé un début de clarification. Et mis au jour l’impréparation d’un « plan » ni chiffré ni arbitré au sommet du parti. Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe mariniste à l’Assemblée nationale, peut tout juste assurer que l’installation d’une climatisation pourrait être éligible au programme « 100 % Rénov’ » ; un prêt à taux zéro pour la rénovation énergétique qui remplacerait le dispositif de subvention MaPrimeRénov’, jugé trop complexe et coûteux. Si le référent économique du RN explique au Monde avoir budgétisé jusqu’en 2030 20 milliards d’euros de prêts, aux intérêts pris en charge par l’Etat, les climatiseurs ne pourront y prétendre que s’ils prennent part à une plus large rénovation de l’habitation. L’installation isolée d’une climatisation n’est pas pour le moment budgétisée, ni dotée d’un quelconque calendrier.</p> <h2>Saignées promises</h2> <p>Preuve si besoin de l’improvisation du RN, un autre député, Thomas Ménagé, pourtant lui aussi à la manœuvre sur le sujet, assure : « notre “plan clim” c’est “100 % Rénov” », à rebours des limites posées par son collègue. « L’idée de base n’est pas de climatiser sans avoir préalablement isolé : l’objectif est quand même d’avoir quelque chose de vertueux, pas de dire “On s’en fout, on climatise tout direct”, démine M. Ménagé auprès du Monde. Mais si quelqu’un veut profiter d’un prêt à taux zéro juste pour se faire installer une climatisation, il pourra. Même si ce n’est pas très judicieux. »</p> <p>S’agissant des collectivités et des établissements publics, ils devront eux aussi en passer par un dispositif similaire de prêt à taux zéro ; cette fois, c’est le montant global qui n’a pas été tranché par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Une présentation claire et exhaustive du « grand plan » n’est pas envisagée avant la fin de l’été ; sous réserve d’être validé par le candidat à la présidentielle, dont le nom sera connu le 7 juillet, avec l’arrêt de la Cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national.</p> <p>Aussi limité et nébuleux soit-il, le « plan climatisation » – et le prêt à taux zéro dont il ferait partie – constitue l’unique effort consenti par le RN dans la lutte contre le réchauffement climatique. Bien plus précises sont les saignées promises en la matière, énumérées et chiffrées lors du contre-budget établi à l’automne 2025. Au menu, notamment : 10 milliards d’économies dans la rénovation énergétique avec la fin de MaPrimeRénov’et l’affectation au budget général des certificats d’économie d’énergie ; marges de manœuvre des collectivités ratiboisée par la suppression du fonds vert (« hors dépenses pour inondations et feux de forêts ») et la baisse radicale de leurs dotations par l’Etat ; coupe d’un tiers des subventions des associations environnementales ; disparition d’opérateurs et d’agences de l’Etat comme les agences de l’eau, l’Ademe ou l’Office français de la biodiversité.<br>Loin de l’Etat planificateur et proactif face au réchauffement climatique que promeut Marine Le Pen, son obscur « grand plan climatisation » renvoie à une gestion purement financière des conséquences des crises environnementales. D’où son pari, contre l’évidence économique, qu’un prêt sera plus incitatif qu’une aide directe pour rénover le parc immobilier. « On considère que la transition écologique est une création de valeur économique, pas une contrainte », répète Jean-Philippe Tanguy.</p> <h2>Lecture biaisée de la recherche</h2> <p>En concentrant face à la canicule sa communication sur les seules climatisations, le RN confirme surtout son refus de s’attaquer aux causes du réchauffement climatique, et son seul souci d’en limiter les conséquences de court terme sur le bien-être de la population. Quitte pour cela à pratiquer une lecture biaisée de la littérature scientifique.<br>Les cadres se plaisent ainsi à convoquer et se partager une <a href="https://enpc.hal.science/hal-04501701v1" target="_blank" rel="noopener external">publication de 2020</a> relativisant les îlots de chaleur urbains créés par la climatisation – entre 0 °C et 0,75 °C dans la plupart des rues de la capitale si tous les bâtiments étaient climatisés à 23 °C. « Une étude à envoyer dans les dents de tous les obscurantistes anti-climatisation », a publié le 22 juin sur X le député de l’Aude Frédéric Falcon. Une étude relativisée aujourd’hui par son propre auteur, Vincent Viguié, directeur adjoint du Centre international de recherche sur l’environnement et le développement. « Les températures constituaient une valeur plancher, précise le chercheur. Plusieurs études depuis 2020 ont relevé un réchauffement compris entre 1,5 °C et 2,5 °C, selon les villes ; jusqu’à 10 °C dans une rue particulièrement étroite. »</p> <p>Une conclusion que réfute Marine Le Pen. « C’est faux, comme beaucoup d’ailleurs de choses qui sont dites sur ce sujet, a-t-elle balayé le 19 juin. [La température extérieure] va augmenter à quelques mètres de la bouche d’extraction. Il y a eu des études qui ont été faites dans des pays qui sont massivement dotés en climatisation, et qui ne démontrent pas [de réchauffement général]. Mais vous savez, les écologistes à partir du moment où ils ne veulent pas quelque chose, ils vous tordent des études, ils vous sortent des trucs, ils vous les coupent en petits morceaux, ils vous prennent des bouts de phrase pour réussir à vous convaincre qu’il ne faut pas le faire. » Marine Le Pen accuse les écologistes de partager son propre rapport à la science : si le RN s’ouvre à la recherche, c’est à la seule condition qu’elle approuve son programme.</p> <p><br></p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Jean-Luc Mélenchon: Vous êtes le plus magnifique...</title>
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<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 20:53:30 +0000</pubDate>
<category>index</category>

<content:encoded><![CDATA[<p>"Vous êtes le plus magnifique pied de nez qu'on pouvait imaginer face à ceux qui ont voulu nous interdire ! Un préfet a voulu interdire un rassemblement musical antiraciste pendant que les racistes sont en liberté de tous les côtés. Que ce soit dit une bonne fois pour toutes : ce n'est pas la préfecture de Police qui décide quels genres de musiques et de paroles on peut écouter. Vive la liberté ! Vive la culture ! Vidéo intégrée"</p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Canicule : sabotage du gouvernement et indécence de l’extrême droite</title>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 17:00:55 +0000</pubDate>
<category>index</category>

<content:encoded><![CDATA[<p>La canicule actuelle nous met face à une évidence dénoncée depuis longtemps par les personnes les plus impactées, les scientifiques et la société civile : alors que ces épisodes prolongés de chaleur intense sont largement prévisibles, la France n’y est toujours pas préparée. <br>Mais la réaction des pouvoirs publics, qui continuent de traiter les canicules et autres événements climatiques extrêmes comme des crises exceptionnelles, démontre que la réalité climatique n’est toujours pas prise à bras le corps. Dans le même temps, les leaders politiques d’extrême droite, après avoir minimisé largement ces enjeux climatiques, <a href="https://www.leparisien.fr/politique/quand-je-pense-a-ce-quils-ont-dit-sur-le-giec-en-pleine-canicule-le-rn-desormais-en-phase-avec-les-experts-du-climat-21-06-2026-NYMACXGYOJCIDO6VTN3IUNJ2W4.php" rel="external noopener">décident de les instrumentaliser ces derniers jours de manière particulièrement grossière</a>.</p> <p><img class="xfieldimage poster" src="https://yaka-fokon-grand-soir.fr/uploads/posts/2026-06/gp0stuph2_low-res-800px.jpg" alt=""></p> <p>Pour Greenpeace France, cette canicule, et celles qui suivront, sont éminemment politiques et le résultat d’une succession de gouvernements coupables d’inaction climatique, inaction encore accentuée cette dernière décennie par les renoncements successifs sous Emmanuel Macron.</p> <p>Depuis la canicule de juin 2025, le gouvernement a ainsi méthodiquement saboté toute initiative qui aurait pu atténuer les conséquences d’un nouvel épisode climatique extrême :</p> <ul> <li>Alors que les Français et les Françaises suffoquent dans des bouilloires thermiques, le gouvernement présente demain, mercredi 24 juin, une loi qui permettra de repousser de 5 ans la rénovation énergétique des logements passoires en location, ce qui pénalisera les ménages les plus modestes.</li> <li>Le Fonds vert, qui sert à financer des projets locaux portés par les collectivités locales, notamment en matière de rénovation énergétique et d’adaptation des bâtiments publics, a été divisé par trois en deux ans, passant de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 1,15 milliard en 2025, pour atteindre à peine les <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/canicule-le-fonds-vert-destine-a-l-adaptation-au-rechauffement-climatique-a-ete-divise-par-trois-en-trois-ans-9015357" rel="external noopener">837 </a>millions d’euros pour 2026 [1].</li> <li>Le 3e Plan national d’adaptation au changement climatique, dont s’est récemment <a href="https://www.lemoniteur.fr/transition-ecologique/adaptation-au-changement-climatique/plan-national-dadaptation-au-changement-climatique-le-gouvernement-se-felicite-davoir-engage-80-des-mesures-prevues-en-un-an.LJC3DXFDDNDW5CE2T3KCOCCLA4.html" rel="external noopener">félicité le gouvernement</a>, reste lui aussi sous-financé. Il ne prévoit pas les mesures nécessaires face à l’intensification des conséquences du changement climatique, ne prend pas suffisamment en compte les vulnérabilités des territoires et de certaines catégories de populations et laisse de côté les outre-mer. En l’état, il ne garantit pas une protection effective des populations face à des événements climatiques devenus systémiques.</li> <li>Les principales responsables de la crise climatique, les industries fossiles,<a href="https://www.greenpeace.fr/espace-presse/resultats-trimestriels-de-totalenergies-profits-de-guerre-sur-fond-de-crise-energetique/" rel="external noopener"> continuent quant à elles d’engranger des profits considérables</a> alors même que leurs activités alimentent directement la fréquence et l’intensité des canicules. Pourtant, le gouvernement refuse toujours d’instaurer une taxe supplémentaire et permanente sur leurs profits alors que cette taxation pourrait permettre de financer les mesures d’adaptation indispensables, d’investir dans la transition écologique et de réparer les dégâts déjà causés par le changement climatique.</li> <li>La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), votée en janvier dernier, entrave le développement massif des énergies renouvelables, pourtant clés pour sortir le plus vite possible des énergies fossiles, tandis que les centrales nucléaires sont directement impactées par les fortes chaleurs, comme en témoigne l’arrêt de la centrale de Golfech et la mise sous surveillance des centrales le long du Rhône.</li> </ul> <p>De son côté, le Rassemblement national (RN) enchaîne les déclarations erratiques. La dernière en date : un <a href="https://www.leparisien.fr/politique/canicule-le-rn-defend-un-plan-100-renov-a-20-milliards-pour-climatiser-la-france-23-06-2026-G22FBZJ6GJGHHFW3FGRXEJJ6HY.php" rel="external noopener">« plan 100 % rénov visant à installer entre 30 et 40 millions de climatiseurs »</a>, comme si la climatisation représentait une solution miracle et n’avait aucun impact sur le climat. Pourtant, le RN avait proposé fin 2025 <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/amendements/1906C/AN/868" rel="external noopener">un amendement pour supprimer “MaPrimeRenov”</a> (au profit d’un<a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/amendements/1906C/AN/868" rel="external noopener"> dispositif de prêt à taux zéro</a> largement insuffisant et inadapté notamment pour les ménages modestes). <br>Il faut rappeler que ce même parti s’oppose aussi aux normes sur la<a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0278_proposition-loi" rel="external noopener"> rénovation énergétique des logements</a> et notamment au fait de <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0278_proposition-loi" rel="external noopener">protéger les locataires face au risque de logements passoires énergétiques</a>. Sa<a href="https://vert.eco/articles/energies-renouvelables-plan-velo-fonds-vert-dans-le-contre-budget-du-rassemblement-national-des-economies-sur-le-dos-de-lecologie" rel="external noopener"> proposition de contre-budget</a> 2026 comportait également la <a href="https://reporterre.net/Budget-2026-l-offensive-de-l-extreme-droite-contre-l-ecologie" rel="external noopener">suppression du Fonds Vert</a>.</p> <p>Comble de la mauvaise foi, le RN invoque aujourd’hui les travaux du GIEC après avoir longtemps contribué à les discréditer. Cette soudaine conversion apparaît avant tout comme une manœuvre électoraliste visant à capter les inquiétudes des Français·es qui font face à <a href="https://www.lemonde.fr/planete/live/2026/06/23/en-direct-canicule-la-chaleur-continue-de-se-repandre-dans-l-hexagone-les-enfants-vont-etre-a-la-maison-tous-les-apres-midis-cette-semaine-c-est-pire-que-le-confinement_6704498_3244.html?lmd_medium=al&amp;lmd_campaign=envoye-par-appli&amp;lmd_creation=android&amp;lmd_source=default" rel="external noopener">une canicule particulièrement intense actuellement</a>.</p> <p>Alors que de nouvelles échéances électorales se profilent en 2027, Greenpeace France rappelle l’importance de se donner collectivement de représentantes et représentants politiques qui nous sortiront du sabotage climatique de ces dernières années, et de ne pas se laisser duper par l’opportunisme indécent des partis d’extrême droite sur ces enjeux.</p> <p>Note aux rédactions</p> <p>[1] Dans son<a href="https://alliance-ecologique-sociale.org/lecole-bien-dans-ses-murs-pour-une-renovation-ecologique-du-bati-scolaire/" rel="external noopener"> rapport “L’École bien dans ses murs” </a>publié en septembre 2025, l’Alliance économique et sociale montrait qu’il faudrait à minima 5 milliards d’€ par an sur 10 ans fléchés vers la rénovation des établissements scolaires.</p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Canicule : face à l’urgence climatique, l’inaction du pouvoir est criminelle</title>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 18:30:17 +0000</pubDate>
<category>index</category>

<content:encoded><![CDATA[<p>49 départements en vigilance rouge, plus de 40° C par endroits, des écoles fermées, classes à 35° C, des salarié·es exposé·es, des hôpitaux sous tension, des logements invivables : la France étouffe ! Et le gouvernement bricole. Il y a quelques semaines, un jeune de 19 ans mourait d’hyperthermie après avoir travaillé toute une journée sur un toit.</p> <p><img class="xfieldimage poster" src="https://yaka-fokon-grand-soir.fr/uploads/posts/2026-06/site-internet-canicule.png" alt=""></p> <p>Depuis des décennies, depuis les alertes répétées des scientifiques, depuis les rapports du GIEC, tout est connu. Comme le rappelle Valérie Masson-Delmotte : gouverner, c’est prévoir. Or Emmanuel Macron n’a rien prévu à la hauteur. Il a poursuivi les choix capitalistes qui aggravent la crise : austérité contre les collectivités, abandon des services publics, recul de la rénovation thermique, soutien aux grands pollueurs, cadeaux au capital et aux plus riches.<br>La canicule est aussi une violence de classe. On ne suffoque pas de la même manière dans un bureau climatisé, une résidence secondaire ou un appartement passoire thermique, sur un chantier, dans une cuisine, un entrepôt, une classe à 35 °C ou un EHPAD sous-doté. Les riches ne meurent pas sous la chaleur. Ce sont les enfants, les personnes âgées, les travailleurs, les précaires, les quartiers populaires qui paient le prix de l’inaction.<br>Le PCF appelle à des mesures immédiates : arrêt automatique du travail à partir de seuils de température nationaux, climatisation des écoles, hôpitaux et EHPAD, ouverture de lieux de fraîcheur à commencer par les bâtiments publics climatisés, gratuité de l’eau lors des pics et des transports publics en amont des pics, soutien massif aux communes. Une fois encore, comme lors de la crise du COVID, l’impréparation du pouvoir place les maires et les agents publics en première ligne sans les moyens financiers et humains nécessaires.<br>Mais l’urgence impose surtout de changer de cap. Il faut un grand plan national de rénovation des logements et des bâtiments publics (voir notre déclaration : <a href="https://www.pcf.fr/plan_marshall_isolation_batiments" target="_blank" rel="noopener external">Il faut un plan Marshall pour l’isolation des bâtiments</a> !), de végétalisation des villes, de désimperméabilisation, de développement des transports publics, de sortie des énergies fossiles et de relocalisation industrielle, le déploiement massif de réseaux de froid urbains. C’est le sens du plan climat du PCF, Empreinte 2050 : planifier, financer, produire autrement, dans la justice sociale.<br>Assez de discours. Il faut arracher l’écologie des mains du capital et mettre la puissance publique au service de la vie.<br>Paris, le 22 juin 2026<br>Parti communiste français.</p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Le soir où le soleil s&#039;est levé à 20h !</title>
<link>https://yaka-fokon-grand-soir.fr/live/1028-le-soir-ou-le-soleil-sest-leve-a-20h.html</link>
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<pubDate>Sun, 07 Jul 2024 18:10:38 +0000</pubDate>
<category>index</category>

<content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded>
</item></channel></rss>